Durant une PKR (photokératectomie réfractive), l’opération en soi n’entraîne quasiment aucune douleur. En effet, le chirurgien travaille sous anesthésie locale par collyre, ce qui rend la surface de l’œil insensible. En réalité, la question de la pkr douleur se pose surtout après, une fois l’effet des gouttes dissipé. Le Dr Rambaud, spécialiste en chirurgie réfractive à Paris, explique ce que vous allez réellement sentir, du début de l’intervention PKR jusqu’aux suites.
Pendant l’opération de PKR, ressent-on de la douleur ?
L’opération de la myopie ou autre amétropie par PKR est indolore pendant sa réalisation.
La PKR, c’est quoi comme opération de chirurgie réfractive ?
La PKR (photokératectomie réfractive) est une technique de chirurgie réfractive au laser dite « de surface » : elle corrige la myopie, l’astigmatisme et parfois l’hypermétropie en remodelant la cornée avec un laser excimer. Contrairement au Lasik, elle ne demande pas de découpe d’un capot cornéen. Le chirurgien retire d’abord l’épithélium, la couche superficielle de la cornée. Il accède ainsi à la couche stromale plus profonde sur laquelle il applique le laser.
Quelle anesthésie contre la douleur pour une PKR ?
Sur la table, le patient reste éveillé et conscient. En effet, la correction par PKR est brève, quelques dizaines de secondes de laser par œil. En pratique, cette rapidité aide à limiter l’inconfort ressenti pendant l’intervention. Il n’y a ni piqûre, ni aiguille près de l’œil, ce qui rassure la plupart des patients avant le jour J. L’anesthésie locale se fait par quelques gouttes de collyre, qui suffisent pour « anesthésier » l’œil.
Une idée reçue revient souvent : l’opération des yeux au laser ferait forcément mal au moment où le laser passe. C’est faux pour la PKR. La sensibilité de la cornée est bloquée par l’anesthésie pendant tout le geste. Ce qui est réel, c’est un inconfort transitoire pendant la cicatrisation, distinct de la douleur au moment de l’opération. Autrement dit, la pkr ne donne aucune douleur pendant l’opération.
PKR durant l’opération : comment empêcher la douleur ?
La pkr avec anesthésie locale collyre repose sur une anesthésie de surface, dite topique. Le chirurgien instille des gouttes anesthésiantes directement sur l’œil. L’effet anesthésiant apparaît en quelques secondes et dure toute la procédure.
Ce protocole vaut aussi bien pour la PKR classique que pour la TransPKR et les autres lasers de surface, car ce collyre suffit à supprimer la douleur cornéenne au cours de l’acte. Chez les patients anxieux, un léger sédatif oral peut être proposé pour aider à se détendre. Il ne change rien au caractère non douloureux du traitement laser lui-même.
PKR : quelles sensations pendant l’opération et quelle douleur après ?
Votre œil est anesthésié à la douleur, mais certaines sensations mécaniques ou visuelles restent perceptibles. Rien d’anormal : le chirurgien vous les explique en amont, pour lever l’appréhension liée au dispositif.
Les sensations pendant l’opération PKR
Ce que vous percevez pendant l’intervention relève de la pression et de la vue, pas de la douleur. Vous êtes allongé sous le laser. Après le collyre anesthésiant, un écarteur à paupières (le blépharostat) maintient l’œil ouvert et empêche le clignement. Cela donne une légère sensation de tension ou d’appui autour de l’œil, sans faire mal.
Pendant l’action du laser excimer, on vous demande de fixer une petite lumière clignotante. La vision devient momentanément floue, le temps du traitement. Beaucoup de patients ressentent aussi une sensation de froid : elle vient du rinçage de l’œil au sérum physiologique stérile. Parmi les sensations pendant l’opération PKR, il y a enfin une odeur un peu particulière, parfois comparée à une odeur de cheveu brûlé. C’est un phénomène normal, lié à la photoablation du tissu cornéen par le laser, et non à une brûlure. Le laser excimer est un laser froid : il remodèle la cornée sans dégagement de chaleur.
La douleur après l’opération PKR et sa prise en charge
La douleur de la PKR survient principalement après l’intervention, pendant la cicatrisation de l’épithélium cornéen. Elle apparaît une à deux heures après la fin du geste, quand l’effet des collyres anesthésiants se dissipe. En effet, le retrait de l’épithélium expose provisoirement les terminaisons nerveuses, d’où cet inconfort. C’est une grande différence par rapport à d’autres techniques comme le LASIK.
Concrètement, le patient décrit le plus souvent une sensation de grains de sable dans les yeux, une brûlure ou des picotements, avec un larmoiement abondant et une nette sensibilité à la lumière (la photophobie). En moyenne, les yeux opérés par PKR restent douloureux environ deux à trois jours, avec une récupération visuelle progressive dès la première semaine. Cette fenêtre de 48 à 72 heures correspond au temps que met l’épithélium à se reconstituer.
La perception des suites d’une PKR varie d’un patient à l’autre malgré un protocole identique. En effet, environ un tiers des patients opérés rapportent peu ou pas de gêne, un tiers une douleur légère à modérée et un dernier tiers une douleur plus marquée pendant les premiers jours.
Pour cette phase de cicatrisation après PKR, le chirurgien pose en fin d’opération une lentille pansement (une lentille de contact thérapeutique) sur l’œil. Elle protège la cornée le temps que l’épithélium repousse. En complément, un traitement précis est prescrit :
- des antalgiques par voie orale pour contrôler la douleur,
- des collyres antibiotiques et anti-inflammatoires,
- des larmes artificielles pour lubrifier la surface,
- des lunettes de soleil en cas d’exposition lumineuse, contre la photophobie.
Dans la plupart des cas, cette stratégie rend la période de cicatrisation la plus confortable possible. C’est le meilleur gage pour éviter une PKR ratée. Seul votre chirurgien peut adapter la conduite exacte du traitement, en fonction de votre profil.
Foire aux questions sur la douleur pendant PKR
Est-ce que l’opération PKR va me faire mal pendant que le laser passe ?
Non. Grâce à l’anesthésie locale par collyre, l’œil est insensible et vous ne sentez pas le passage du laser. Vous percevez surtout des lumières et une légère pression des paupières, jamais une douleur franche.
Vais-je sentir le laser me brûler l’œil ?
Non, aucune brûlure. Le laser excimer est un laser froid qui remodèle la cornée par photoablation, sans chaleur. L’odeur de cheveu brûlé parfois perçue vient de l’action du laser sur le tissu, pas d’une brûlure de votre œil.
Quand vais-je avoir mal après une opération de la myopie par PKR ?
L’inconfort arrive une à deux heures après l’intervention, une fois le collyre anesthésiant dissipé. Il est le plus marqué avec légère douleur pendant les 48 à 72 premières heures après PKR. C’est le temps que la cornée cicatrise. Cet inconfort se traduit par une sensation de corps étranger, un larmoiement et une sensibilité à la lumière.
La TransPKR est-elle moins douloureuse que la PKR pendant l’opération ?
Les deux sont totalement indolores pendant l’opération, avec la même anesthésie locale par collyre. La TransPKR retire l’épithélium et corrige la vue en une seule étape au laser, sans action manuelle : ses suites et sensations sont comparables à celles de la PKR classique. Les résultats PKR ou Trans PKR à 1 mois sont ainsi identiques.
