L’association hypermétropie – astigmatisme est fréquente. Le port de verres correcteurs permet de la prendre en charge efficacement. Néanmoins, certains sujets souhaitent s’en affranchir. Alors, pour le traitement de cet astigmatisme hypermétropique, la chirurgie réfractive offre différentes solutions. Le premier rôle de l’ophtalmologue, en amont de l’intervention, est de proposer à chaque patient la stratégie opératoire qui lui est la plus adaptée.
Comprendre l’association hypermétropie – astigmatisme
Les sujets hypermétropes voient flou de près car leur œil est trop court ou leur cornée insuffisamment bombée. Pour sa part, l’astigmatisme est dû à une cornée dont la courbure n’est pas parfaitement régulière, ce qui induit une vision déformée à toutes les distances. Plus rarement c’est la forme du cristallin qui est en cause, au moins partiellement.
Dans de nombreux cas, ces deux défauts coexistent, ce qui rend la vue des patients atteints encore plus imprécise. Lunettes et lentilles corrigent efficacement cet astigmatisme hypermétropique. Cependant, certains souhaitent réduire leur dépendance aux corrections externes et c’est à ce stade qu’une chirurgie réfractive peut être envisagée.
Lorsque c’est le cas, au cours du bilan préopératoire, l’ophtalmologue analyse précisément la nature et la puissance des défauts visuels à corriger ainsi que les caractéristiques anatomiques de l’œil. En effet, le choix de la technique opératoire dépend étroitement de paramètres tels que l’épaisseur de la cornée, la régularité de sa surface, ou encore l’âge du sujet.
Ainsi, pour certains patients c’est un traitement laser qui est le plus indiqué. Pour d’autres, c’est la pose d’implants Phake qui est recommandée. Enfin, pour les plus de 55 ans, le mode de prise en charge le plus adapté consiste en une extraction du cristallin clair puis son remplacement par une lentille artificielle (Prelex), acte comparable à la chirurgie de la cataracte. L’intérêt est alors de faire l’économie quelques années plus tard d’une opération destinée à soigner l’opacification du cristallin.
Traitement de l’astigmatisme hypermétropique au laser
La chirurgie réfractive au laser est peu invasive. En effet, elle ne consiste pas en un acte intraoculaire : seule la cornée est ciblée, et c’est l’une des structures les plus externes de l’œil. C’est ce qui explique que le traitement de l’astigmatisme hypermétropique au laser soit généralement la solution envisagée en première intention, particulièrement chez les individus jeunes.
Le principe de l’intervention est alors d’augmenter la courbure centrale de la cornée pour corriger l’hypermétropie tout en remédiant à son manque de sphéricité pour traiter l’astigmatisme.
Pour procéder à cela, seuls le Lasik et la PKR (ou la TransPKR) sont envisageables. A ce jour, le SMILE ne permet pas encore de corriger l’hypermétropie. Parce qu’il autorise une récupération rapide et indolore, le LASIK est privilégié lorsque la cornée est suffisamment épaisse et régulière. La PKR, quant à elle, reste pourtant une alternative thérapeutique de choix dans certains cas, notamment si la cornée est trop fine.
Les implants Phake pour corriger l’hypermétropie associée à l’astigmatisme
Certains patients jeunes présentent une contre-indication à toute forme de traitement au laser. Par ailleurs, il peut arriver que l’un des deux troubles visuels soit trop puissant pour être traité via ce type de protocoles.
Chez cette catégorie d’individus, la pose d’implants Phake constitue alors une alternative fiable. L’implant est inséré devant le cristallin, sans modifier de façon définitive les structures internes de l’œil, ce qui confère à la méthode un caractère totalement réversible.
Traitement de l’astigmatisme hypermétropique par remplacement du cristallin
La cataracte est une affection qui se déclenche généralement vers 65 ans. Et, sa prise en charge n’est que chirurgicale, en extrayant le cristallin puis en le remplaçant par une lentille artificielle qui rend à l’œil sa transparence tout en corrigeant tout ou partie des défauts de vision du patient.
Ainsi, après 55 ans, même si le patient pourrait être éligible à une chirurgie cornéenne au laser, c’est le Prelex qui est la technique le plus souvent utilisée. Le mode opératoire est strictement le même que celui utilisé en cas de cataracte.
