Pour corriger la myopie et l’astigmatisme, le SMILE est une technique de chirurgie réfractive qui se base sur l’extraction d’un petit lenticule cornéen, préalablement découpé au laser Femtoseconde. Cette méthode, de plus en plus utilisée depuis l’arrivée du laser VisuMax 800, offre une récupération visuelle rapide et peu douloureuse, comparable au Lasik. Sous réserve d’une sélection rigoureuse des patients, ses résultats sont excellents. Enfin, le coût de l’intervention peut être partiellement pris en charge par certaines mutuelles.
SMILE : une technique de découpe
Le SMILE est une technique de chirurgie réfractive au laser, comme le Lasik et la PKR. Mais, contrairement à ces deux dernières méthodes, le principe du SMILE ne repose pas sur une photoablation de la cornée pour modifier sa courbure et donc le pouvoir réfractif de l’œil.
En effet, au cours d’une intervention SMILE, le chirurgien découpe dans la cornée une minuscule petite « galette » à l’aide d’un laser Femtoseconde. Ce lenticule cornéen est alors extrait et ce sont sa forme, son épaisseur et son orientation qui permettent d’apporter au patient la correction optique souhaitée.
Une technique efficace et polyvalente en plein essor
L’arrivée récente sur le marché du VisuMax 800, dernière génération de laser Femtoseconde, a largement accru l’utilisation de cette méthode, en particulier parce que cet équipement facilite énormément la prise en charge de l’astigmatisme en routine.
Ainsi, la gamme de traitement du protocole SMILE s’étend : myopie et astigmatisme, et sans doute prochainement hypermétropie (des recherches sur ce point sont en cours). Or, tout comme le Lasik, le SMILE permet une récupération visuelle fonctionnelle plus rapide et moins douloureuse que la PKR. La hiérarchie jusque-là bien établie des techniques laser s’en trouve donc bousculée.
Enfin, comme les autres techniques de chirurgie réfractive, la qualité des résultats obtenus après un traitement SMILE est excellente. D’après certaines études, près de 98 % des patients opérés peuvent ensuite se passer de verres correcteurs.
Cela présuppose néanmoins une sélection rigoureuse des candidats au traitement, au cours d’un bilan préopératoire qui doit conclure que le SMILE est la chirurgie réfractive la plus adaptée au cas du patient.
SMILE : combien ça coûte ?
Comme les autres traitements de chirurgie réfractive, l’Assurance Maladie considère le SMILE comme une chirurgie « de confort » : pour cet organisme, les troubles visuels traités peuvent être résolus par le port de lunettes ou de lentilles. Or, ces dispositifs sont remboursés (au moins partiellement) et, par voie de conséquence, le SMILE ne l’est pas.
Pour autant, cela ne signifie pas que le montant total du traitement doit être réglé par le patient. En effet, de plus en plus de mutuelles, voire de surcomplémentaires santé, proposent des forfaits qui autorisent un remboursement partiel.
Ainsi, une fois le prix du traitement formalisé par un devis en fin de phase préopératoire, sur la base des caractéristiques propres au patient, il est vivement conseillé de se mettre en rapport avec ces différents organismes. Cela permet d’estimer précisément le reste à charge de la chirurgie réfractive SMILE envisagée.








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