Opération de la myopie et de l’astigmatisme

par | 24 janvier 2024

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Opération de l'astigmatisme | Opération de la myopie

L’astigmatisme est fréquemment associé à de la myopie et la chirurgie réfractive offre aujourd’hui la possibilité de traiter simultanément ces deux troubles de la vision. Plus précisément, les options envisageables incluent des méthodes laser, principalement le Lasik et la PKR, ou la pose d’un implant torique en remplacement du cristallin.

 

Myopie et astigmatisme

 

L’astigmatisme résulte d’une cornée de forme ovoïde plutôt que sphérique, ce qui affecte la vue des patients, de près comme de loin. Ce défaut visuel se manifeste rarement de manière indépendante, étant souvent associé à de l’hypermétropie ou bien de la myopie. Dans ce dernier cas, on parle « d’astigmatisme composé myopique ». Outre une faible acuité visuelle proche et lointaine, les sujets atteints se plaignent alors notamment de phénomènes d’images dédoublées, particulièrement perceptibles en présence de lumières vives.

 

Comment opérer la myopie et l’astigmatisme au laser ?

 

Dans la plupart des cas, ce sont des méthodes de chirurgie réfractive au laser qui sont d’abord envisagées pour traiter simultanément la myopie et l’astigmatisme. Pour cela, le Lasik ou la PKR peuvent être utilisés, chaque technique étant plus ou moins adaptée au patient. Dans la mesure du possible, le Lasik est préféré à la PKR, car il permet une récupération plus rapide et des suites opératoires indolores. Cependant, la PKR reste une alternative de premier choix lorsque le Lasik n’est pas utilisable, notamment chez les sujets ayant une cornée trop fine (moins de 500 micromètres). Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de Lasik ou de PKR, l’intervention vise à modifier la courbure de la cornée par photoablation au laser. Le but est à la fois de l’aplanir, pour corriger la myopie, et de la sculpter, afin de prendre en compte l’astigmatisme selon son axe.

 

Traitement de l’astigmatisme composé myopique par remplacement du cristallin

 

Si le patient présente des contre-indications à une chirurgie au laser ou si son astigmatisme est trop puissant, c’est la pose d’un implant en remplacement du cristallin qui est alors préconisée. L’introduction de cette lentille artificielle dans l’œil intervient après la désintégration du cristallin à l’aide d’une minuscule sonde à ultrasons (phaco-émulsification) et l’extraction des fragments obtenus. Les implants mis en jeu sont dits « toriques ». Ils induisent une correction différente en fonction de l’axe par lequel les rayons lumineux pénètrent dans l’œil.

Par ailleurs, ce mode opératoire offre aussi la possibilité de corriger une éventuelle presbytie en plus de la myopie et de l’astigmatisme du patient. Dans ce cas, après l’extraction du cristallin, le chirurgien le substitue par un implant « torique multifocal », qui corrige la vision du patient à des distances d’observation variées, proches et lointaines.

Enfin, cette technique chirurgicale de remplacement du cristallin est bien entendu celle qui s’impose lorsqu’il est nécessaire de traiter une cataracte en plus de l’astigmatisme et de la myopie du patient.

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