Opération de la presbytie : quels sont les risques réels ?

par | 19 février 2026

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Opération de la presbytie | Presbytie

Pour soigner la presbytie, la chirurgie réfractive offre plusieurs solutions thérapeutiques, en particulier au laser Excimer ou par remplacement du cristallin. Le choix du mode opératoire se fait selon l’âge, la cornée et le mode de vie du patient. Globalement, il s’agit d’interventions sûres : les risques de l’opération de la presbytie sont faibles et dépendent de la technique utilisée. En réalité, avant 60 ans, le risque principal tient en l’instabilité du résultat dans le temps.

 

Presbytie : une large palette de solutions chirurgicales

La chirurgie réfractive propose aujourd’hui de multiples solutions pour soigner la presbytie. Le choix du protocole dépend essentiellement de l’âge du patient, de l’état de sa cornée, et de son mode de vie.

Chez les sujets jeunes, éloignés de l’âge de la cataracte, les techniques de photoablation de la cornée au laser Excimer sont privilégiées : Lasik (monovision), PresbyLasik (multifocalité cornéenne) ou, plus rarement, PKR.

Lorsqu’il s’agit de corriger la presbytie de patients plus âgés, la stratégie est différente. En effet, à terme, la cataracte (qui se déclenche aux alentours de 65 ans) nécessitera certainement l’extraction et le remplacement du cristallin. Ainsi, dès le milieu de la cinquantaine, que le cristallin soit déjà en cours d’opacification ou non, le traitement le plus recommandé consiste à le remplacer par un implant adapté. La même intervention peut parfois être proposée chez des sujets plus jeunes présentant une contre-indication à toute chirurgie laser.

 

Traitement de la presbytie : des risques associés aux méthodes

Tous troubles visuels confondus, le taux global des complications de la chirurgie réfractive est estimé à moins de 2,5 % par l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé. Et, ce chiffre, déjà bas, inclut de plus une bonne partie de complications légères, facilement prises en charge lorsqu’elles sont diagnostiquées tôt. Le mot « complication » ne rime pas forcément avec « gravité ».

Pourtant, le risque zéro n’existe jamais en chirurgie et la déontologie médicale force à en informer le patient, en amont du traitement.

A ce sujet, il faut avant tout préciser que les risques de la chirurgie réfractive sont « méthode dépendants ». Autrement dit, la nature du défaut de vision à traiter n’engendre pas tel ou tel risque supplémentaire. Ainsi, quand il s’agit d’opérer la presbytie, c’est la technique opératoire choisie qui définit les risques associés.

Par exemple, le volet cornéen créé au cours d’un Lasik ou d’un PresbyLasik fragilise légèrement mais définitivement la cornée. Cela contre-indique alors ces méthodes chez les patients significativement exposés à des chocs oculaires (rugby, sports de combat, métiers à risque…).

De même, le remplacement du cristallin est une approche qui induit ses propres risques. Là encore, ils sont toutefois faibles. Ainsi, le taux d’endophtalmies (infections intraoculaires) est seulement de l’ordre de 0,3% après ce type de chirurgie.

 

Traitement de la presbytie : un risque d’instabilité du résultat

Si les risques d’une opération de la presbytie sont faibles, celui d’un résultat non stable dans le temps peut pour sa part être significatif.

En effet, la presbytie est une affection évolutive par nature. Elle se déclenche généralement vers le milieu de la quarantaine, progresse, puis se stabilise vers 65 ans.

Autrement dit : opérer au laser une presbytie non stabilisée, c’est effectivement prendre le risque que l’effet du traitement ne soit pas définitif.

Pour autant, cela ne met pas en danger la santé visuelle du patient et la chirurgie réalisée lui apporte un confort supplémentaire au quotidien, même si ses effets s’estompent dans le temps. Une seconde intervention est alors possible, tout comme le port de verres correcteurs dans certaines circonstances, en attendant de bénéficier à terme d’un remplacement du cristallin, une fois la presbytie stabilisée.

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